Mardi 6 janvier 2009 2 06 /01 /Jan /2009 04:03
Millers de pensées affectueuses.
J'ai aussi des textes qui dépassent le volume autorisé Vous pouvez me contacter pour que je vous les envoie.
En commentant cet article. Didier
Par Didiersympa - Publié dans : Essais et nouvelles - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 16 mars 2008 7 16 /03 /Mars /2008 08:41
J'étais assis sur le gazon, devant un banc, au "rocher à la voile". Derrière moi, les mêmes bavards jaquassaient comme ils le font d'habitude. J'entendais à peine cette bande d'ignorants. Ils n'ont aucune idée de ce que représente, pour l'humanité, pour la vie en général, un coucher de soleil ou un lever de soleil. Et pourtant... Pourtant c'est le premier rythme de la vie. Ce sont deux instants magiques. Ceux où des choses s'éveillent, où d'autres s'endorment. Où des cycles s'inversent. Où des chasses cessent et commencent.
Mais ce coucher de soleil là était très spécial. Le bruit de fond cessa bien vite pour laisser place à un silence bizarre. Tout en causant (Et tout comme moi) certains glissaient un oeuil pour tenter d'apercevoir le rayon vert. Cet instant privilégié, pour qui sait le voir, où le soleil nous quitte en gloire et nous salue une dernière fois avant de rejoindre les forces de la nuit. Au lieu de nous laisser dans une perle d'émeraude, il se mit à briller à nouveau, élevant sur l'horizon une lueur intense, d'une blancheur irréelle.
Derrière moi un flot de "qu'est-ce que c'est ?" de "C'est pas normal ?", de gloussements de femmes dont je ne saurais dire s'ils annonçaient un rire ou un cri d'angoisse.
Décidément l'humain ne changera jamais. Quand une évidence s'impose à lui et qu'elle a le goût du sang, il s'interroge et se soumet s'il sait que la source est d'apparence surhumaine. Qu'elle dépasse son entendement immédiat. C'est le cas d'une très large majorité, malheureusement.
J'avais immédiatement compris ce qui se passait. J'attendis sereinement le bruit sourd qui ne manquerait pas d'arriver et la vague chaude qui l'accompagnerait.
D'autres soleils naquirent sur l'horizon ou peut-être plus prés, je ne sais.
La seule chose qui me vînt à l'esprit fut : "La bonne mort est celle qu'on se choisit, au bon moment. J'ai raté ça." puis tout s'éteignit, et pour longtemps sur cette planète.
Par Chaos - Publié dans : Essais et nouvelles - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 18 février 2008 1 18 /02 /Fév /2008 07:34

Si tu crois que tu vas t'en sortir

Avec un sourire trois baisers

Je t'aime sale gosse Français

Mais j'suis toujours une immigrée

 

Et ça depuis des tas d'années

Et si tu veux bien m'épouser

Faudra remplir des tas de papiers

Tes fonctionnaires mal léchés

Me r'garderont l'air ennuyé

Prendront leur temps feront traîner

Car j'suis toujours une immigrée.

 

Alors je suis toute révoltée

Garde ton sourire et tes baisers

Et prends les armes à mes côtés

Je t'aime sale gosse Français

J'ai trop envie de te garder

Mais je n'veux pas te partager

J'croyais qu'mon cœur était Français

Mais ton pays vient d'me rappeler

Que je ne suis qu'une immigrée

 

J'ai la colère j'suis révoltée

C'est toi mon sale gosse Français

Qui aujourd'hui en fait les frais

Mais j't'aime et tu le sais

Range tes sourires et tes baisers

Et prends les armes à mes côtés

C'est ma bataille et nos tranchées

D'être tout simplement Français

Par Chaos - Publié dans : Poèmes - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /Fév /2008 19:09
QUANTALIENNE SAGA*
(Un quantum est la plus petite partie mesurable)
-          M’enfin ! Arrêtes de tripoter ce truc ! Tu vas finir par nous perdre !
-          Tékon je t’en prie, je sais ce que je fais
-          Tu crois ça Tekruche ? Y en n’a pas un seul de nous tous qui sait ce qu’il fait ici, ni d’où il vient ni où il va…
-          Ben c’est ça qu’est génial. On peut aller ou kon veu kan kon veu.
-          Quand Tekoi saura ça y va râler.
-          Y râle tout le temps alors….
-          Salut les Quantas !
-          Salut Tékalée
Reprirent en cœur Tékon et Tékruche.
-          Zavez encore touché au bitognot hein ?
-          C’est Tékon qui veut pas m’écouter, geint Tékruche
-          Pas grave.. De toute façon on n’est là, on sait pas où on va ni c’qu’on fait dans ce zinzin. Alors tripoter ou pas le bitognot n’a aucune importance….
Le silence s’installa. Tékon, Tékruche et Tékalée regardaient à travers le halo doré devant eux le défilement de boules de lumières blanches sur fond noir qui défilaient à toute vitesse d’avant en arrière en contournant, souvent in extrémis, un autre halo doré lequel une bonne centaine de Quantaliens se trouvaient. Tékalée repris la parole :
-          Quand même quand on est à l’arrêt c’est plus joli… Ya des boules, des spirales, des nuages de toutes les couleurs. Quand on avance heu, enfin quand on bouge c’est tout noir et blanc.
-          Ouais mais ça fait un max de sensations, contrattaqua Tékon.
-          Ben moi ça me fait mal aux yeux, dit Tékruche.
-          Alors on bidouille le bitognot ?
Les trois sursautèrent.. C’est Tékoi qui arrivait. Tous les Quantaliens derrière lui s’éveillèrent au son grave de la voix de Tékoi
-          Buzzzzz, et patati et patata … Tékon y joue encore, rumgluppp zou bizz on va se… Hahaha, ouuua..
Tous les quantaliens parlaient en même temps.
-          Allons allons Quantaliens, un peu de silence. Tékon a peut-être raison. En outre je n’avais aucun pouvoir et personne n’en n’a ici pour interdire quoi que ce soit à qui que ce soit. Alors Tékon a tout autant le droit de bidouiller que moi de ne pas le faire.
Après avoir parlé, Tékoi regarda Tékruche avec un air de commisération et lui dit :
-          Ce n’était pas un interdit Tékruche tu sais. Je trouvais comme Tékalée que c’était plus beau à l’arrêt.
Tékruche pris l’air d’un Hardy qui aurait fait une bêtise réprimandée par Laurel.
Attendri Tékon s’adressa à Tékruche :
-          Tu préfères qu’on arrête la bubulle ma Tékruche à nous. En tout cas je te demande pardon car je suis plus curieux qu’esthète et je veux savoir ce qu’on fout là, pourquoi et pour combien de temps.
-          Laisse nous profiter un peu des couleurs et des formes et peut-être que ta curiosité sera satisfaite aussi ? Conclut Tékruche la voix tremblante d’affection pour Tékon.
Immédiatement Tékon retira sa main du bitognot et vint se lover contre Tékruche qui frémit de plaisir. Instantanément le vertigineux défilement de pois blancs stoppa et une gigantesque spirale brillant de milles feux et milles couleurs s’étira devant l’aura dorée qui servait de vaisseau transparent aux Quantaliens.
-          Ho ! Ha ! Beau ! Génial !
Tous les Quantaliens exprimaient leur joie devant cette merveilleuse vision. Tékoi, repris la parole :
-          Ben vous voyez ! Si Tékon n’avez pas fait mumuze on n’aurait jamais vu ça
-          Hé ! on continue à avancer mais vers la spirale s’écria Tékalée.
-          Ha oui ! s’exclama Tékruche et y a encore plus de couleurs. C’est magique.
-          En effet, dit Tékoi, Nous nous dirigeons droit vers l’extérieur de ce bras de la spirale là !
-          Où ? Reprirent une dizaine de Quantaliens qui scrutaient le paysage.
-          Là juste en dessous. Tenez regardez. On se dirige tout droit vers ce petit objet orange là à droite.
-          Ah ouais reprit Tékalée c’est une boule jaune et chaude on en a déjà vu une, une fois. Même qu’y a des trucs plus sombres ou avec des belles couleurs qui tournent autour.
-          C’est ça, c’est ça jubilait Tékon tout fier d’avoir été à l’origine de cet évènement. ça y est, la voilà. Elle est moins grosse que l’autre mais elle est belle. Zavez vu ? on va tout droit sur le p’tit truc tout joli tout bleu qui tourne autour ?
-          Je le sens pas trop ça ! Dit Tékoi.
-          C’est beauoooo ! s’exclama Tékalée, ignorant l’interrogation de Tékoi.
-          C’est beauoooo ! Reprirent tous en cœur les Quantaliens.
-          Là on rentre dans l’aura du truc bleu, dit, tremblante d’émotion Tékruche.
-          Ouaouou ! c’est bleu, c’est vert c’est chouette
-          Zut ! on va vers le côté sombre râla Tékoi.
-          C’est beau quand même regarde ça scintille de partout. Y a même des grands rubans avec des trucs qui bougent en scintillant.
-          On manque vraiment de vocabulaire dit Tékalée dubitative.
-          Regardez ! on se dirige tout droit vers ce grand cube où quelques fenêtres brillent.
-          Ben voilà du vocabulaire qu’arrive rit Tékon
-          Regardez ! y a des tas de petites bulles de quantaliens qui vont sont là aussi
-          Ouaaa ! Salut les potes
-          Salut les potes
 
Tous les Quantaliens s’interpellaient d’une bulle à l’autre maintenant qu’ils étaient de plus en plus proches. Ils virent une forme allongée sur un grand truc mou avec un truc brillant au dessus de sa tête. Ce truc semblait attirer et concentrer tous les vaisseaux quantaliens qui dansaient autour de fines particules sombres. Cela s’agitait dans tous les sens.
oooOOOooo
Allongé dans mon lit, je sens l’effet du somnifère s’installer en moi. Les caractères noirs commencent à se brouiller sur la page blanche de mon livre. Faut dire que le professeur Dumézil est parfois dur à suivre dans ses essais sur les mythes Indo-Européens. Il y a tellement de personnages. Des Dieux, des demi-dieux, des humains avec une sorte de cohérence entre les sagas du Nord et les mythes orientaux mais aussi beaucoup de variantes. Hé puis y a les lutins, les lutions les troll, toutes ces choses minuscules qui rodent autour de nous… Heureusement que ce sont des mythes, autrement on n’oserait même plus éteindre nos lumières. Bref je vais faire un gros dodo pour décanter tout ça. Allez ! J’enlève un des deux oreillers, je me mets sur mon côté, je tends la main pour attraper l’interrupteur de la lampe de chevet….
oooOOOooo
Tous les quantaliens virent la forme bouger, pousser un truc mou et poser son haut sur celui qui restait, se mettre en boule et tendre quelque chose juste attaché en haut de sa forme et mettre le bout de ce quelque chose sur une chose blanc nacré. Tékalée compris brusquement ce qui se passait et dit, dépitée :
-          oh non !
-          Quoi oh non, reprirent des milliards de petites voix quantaliennes dont les vaisseaux étaient tous serrés et agités les uns contre les autres.
-          Ben nos vaisseaux c’est des photons
-          Et alors ? Reprirent les milliards de petites voix
-          Quand il aura appuyé sur le petit truc blanc nacré on va une fois de plus se retrouver dans un Ailleurs.
-          Où, où
-          Touloin touloin
-          Faut lui dire faut lui dire
-          Y sait même pas qu’on est là
Tékon cria :
-     Il touche au truc blanc
Tékruche
-          Pas de soucis on est là mais là bas aussi
Les quantaliens
- Ou ça ou ça ?
Tékruche
-          j’sais pas j’sais pas. Là il appuie sur le truc. Bye bye
oooOOOooo
Voilà ! à moi les rêves nocturnes ! Je vais me péter un de ces petits roupillons moi… C’est bon la nuit quand même. Quel est le con qui a inventé l’électricité…….
FIN
 
Par Chaos - Publié dans : Essais et nouvelles - Communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 3 février 2008 7 03 /02 /Fév /2008 03:23
L’amant,
Quelque part en ce monde l’amant m’attend
Il m’aime je le sais, je le sens
Il sait ce que je ressens
La houle d’impatience en lui s’étend
 
L’amante,
Ailleurs, là bas, dans les bruits, la cité
J’entends son cœur battre
Sa pensée en liesse s’ébattre
Sans elle, ici, je suis atteint de cécité
 
L’amant.
Mon amour d’outre mers je ne bats que pour toi
Tu es l’homme que j’attends, ma vie
Calmes-toi je viens de l’infini
Bientôt nous serons réunis sous ton toit
 
L’amante
Viens ma belle viens ma gazelle
Redis-moi que nous nous aimons
Du profond des vallées au sommet des monts
J’ai plein de mots doux dans mon escarcelle
 
Les amants
Nos cœurs battent à l’unisson
Parcourus d’un unique frisson
Vers nous nous marcherons
Espace et temps abolirons
D’un verbe d’un seul toujours le même
Pourtant toujours nouveau : je t’aime
Et le bonheur naîtra, scintillera, s’ouvrira
Corps offerts à la joie, âmes à l’aura
Bouleversés de bonheur
Dévastés de bonheur
Mélangés de bonheur
Aspirés de bonheur
Devenus le bonheur
 
Ainsi l’amant, l’amante se pensent-ils, se parlent-ils avec pour seul combat de réduire l’espace et le temps qui retardent l’effusion nécessaire, attendue qui les mènera en gloire dans les plis du Divin. Ils se prient l’un à l’autre d’un seul et même élan, prêts à s’exaucer de toutes leurs attentes. Chaque seconde les rapproche, chaque minute les accroche. Le temps se raccourcit, l’espace se réduit et leur amour grandit.
Les amants qui se préparent à vivre la plénitude de l’autre vivent en harmonie. Les arcs, pourtant, se tendent et que les cordes vibrent. Selma pense Didier et Lui pense Elle. Les étoiles brillent, le ciel est noir. Ces lueurs sont encore incertaines jusqu’à ce que le grand oiseau ne vienne et livre mille désirs, milles promesses qui seront toutes tenues. Du soleil qui se lève au soleil qui se couche lèvres tendres à leurs bouches, du soleil qui se couche au soleil qui se lève de combats en caresses ils animeront leur couche.
Par Chaos - Publié dans : Poèmes
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